vendredi 6 janvier 2012

Au fait!

Je vous avait parlé de ce site auquel je participe?

http://horsdessentiersbattus.jimdo.com/

L'intro de Mom, de la famille Cahouèt:

"J'ai créé ce site en septembre 2011 afin d'y regrouper tous les liens vers les sites que nous utilisons ou pourrions utiliser dans le cadre de l'Instruction en Famille, dans le but de les retrouver plus facilement et de pouvoir les partager avec d'autres familles ou personnes intéressées.

Dés octobre 2011, Maman Caillou m'a rejoint pour mettre en commun ses propres ressources."

Voilou, allez faire un tour même si vous ne pratiquez pas, il y a plein de ressources d'activités à faire avec les plus petits...

Techniques de survie à l’usage des parents qui veulent sortir de la répression éducative

Trouvé et lu chez Catherine Dumonteil Kremer auteure d' "élever son enfant autrement" et de textes dans la revue "grandir autrement"


Poser les limites respectueusement de 18 mois à 6 ans en dix points : Voici quelques techniques de survie à l’usage des parents qui veulent sortir de la répression éducative. Ce sont des pistes possibles, à vous de les faire évoluer, d’en trouver de nouvelles en adéquation avec vos choix familiaux.

1 Informez-vous sur le développement de l’enfant et ses besoins à chaque étape de sa vie. Vos règles seront ainsi adaptées à ses compétences. Et surtout observez-le, il vous en dira plus sur ses capacités que le meilleur des livres sur l’éducation.

2 Je vous propose une nouvelle définition du mot bêtise : nom féminin désignant une action inadaptée qui est généralement la conséquence d’un manque d’attention, le fruit d’une blessure ; Peut aussi correspondre à une simple maladresse due au manque d'expérience de l'enfant. Cela modifiera peut-être votre regard sur les comportements que vous jugez inadaptés.

3 Faites de la prévention : annoncez-lui de quoi sera faite sa journée par exemple. Un grand nombre de problèmes surviennent parce que l’on n’a pas pris la peine d’informer notre enfant et qu’il se retrouve dans une situation nouvelle pour lui, parfois inquiétante, son comportement en est perturbé et il fait alors ce que l’on appelle des « bêtises ».

4 Faites une liste de vos règles non négociables. Voici la mienne pour mes filles lorsqu'elles avaient entre 2 et 6 ans : Ne pas blesser des enfants, des adultes, des animaux, ne pas dégrader le matériel, le notre et celui d'autrui. Cela vous permettra de définir ce qui est vraiment important pour votre famille.

5 Posez des limites sans menaces, chantage affectif, culpabilisations, punitions-récompenses, coups, requiert toute votre intelligence aimante, cela prend du temps et beaucoup d'énergie. Révisez vos attentes à la baisse si cela est possible. Avant d'exiger quoique ce soit de votre enfant posez-vous les questions suivantes : D'ou provient cette idée, est-ce une simple reproduction des règles que mes parents m'ont imposées ? Cela a-t-il du sens pour lui ? Essayez de penser chaque situation comme si elle était entièrement nouvelle. Je me rappelle d'une famille où les enfants avaient demandé à déplacer le portique de jardin dans le salon. La première réponse automatique des parents avait été : « non, ça ne se fait pas ! ». Par la suite ils ont réfléchi : leur salon était immense, meublé avec du mobilier de récupération. Ils ont fini par se demander pourquoi ils refusaient cette demande, et ils ont accepté de déplacer le portique en hiver seulement.

6 Les actes que vous n'acceptez pas. Il y aura toujours mille réponses créatives à mettre en place. De plus chaque situation constitue un cas particulier. Voici un exemple: Votre enfant renverse systématiquement une bouteille de shampooing dans la baignoire : Vous pourriez : - Tout d'abord expliquer pourquoi vous n'êtes pas d'accord pour qu'il fasse cela, c'est un préalable indispensable, en même temps ne pas vous attendre à ce qu'il en tienne compte. Son besoin de vivre des expériences est très intense ! - Ne plus ranger de bouteille sur le bord de la baignoire, c'est la solution la plus tranquillisante pour vous et pour lui. - Lui proposer un bain moussant avec bouteilles de shampooing vides à remplir et à vider, en faisant cela vous remplacez une activité par une autre. - Lui donner la possibilité d'utiliser le shampooing pour se laver lui même les cheveux ou laver les vôtres. Tout dépend de ce qu'il recherche dans le fait de vider une bouteille de shampooing : est-ce le contact avec le produit ? La mousse ? Le simple fait de vider un flacon ? Cela semble compliqué, mais à partir du moment où vous vous poserez la question vous trouverez la réponse en un temps record. Ayez confiance en lui. En quelques semaines cette question sera résolue, surtout si vous n'en faites pas un combat que vous savez vous affirmer avec souplesse, et clarté. Dans les situations d'urgence : il s'apprête à traverser une route sans être accompagné, il va mordre ou frapper le fils d'une amie, etc. Vous pouvez contenir physiquement votre enfant, veillez à ce que vos gestes ne soient pas violents, prenez-le dans vos bras, il est possible qu'il vive un chagrin, ou une colère du fait de l'impuissance qu'il éprouve. Ecoutez les émotions qui s'expriment.

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Les petites habitudes de vie, vos traditions familiales

Deux exemples : les conventions sociales

Votre enfant apprend par imitation, alors pratiquez assidument l'habitude que vous souhaitez qu'il adopte. Votre petit veut plus que tout avoir un rôle au sein de sa famille, et être considéré. Il mettra quelques années avant d'adopter les conventions sociales de votre groupe de référence, c'est une question de temps. Les bambins autour de deux ans ont une passion pour l'imitation qui ne dure qu'un temps, ils jouent avec nos comportements dans le but de s'y entrainer, et passent rapidement à d'autres expériences. Cependant vos traditions familiales, celles auxquelles vous tenez le plus finissent par s'enraciner en lui, et vous le verrez peu à peu adopter les codes sociaux auxquels vous tenez, quels qu'ils soient.

Concernant les conventions voici la question que je me suis posée. Nous sommes courtois avec les personnes de notre cercle d'amis, nos relations, les individus que nous ne connaissons pas. Mais au sein de la famille ? Comment parlons-nous à notre partenaire ?

Et à nos enfants ? Notre bambin va d'abord imiter les comportements qu'il observe dans la famille. Qu'en pensez-vous ?

L'hygiène corporelle

Parmi les nombreuses préoccupations des parents, l'hygiène corporelle occupe une grande place. Nous luttons quelquefois beaucoup en fin de journée, alors que nos sommes épuisés par unejournée de travail à l'extérieur ou auprès des enfants. C'est dans ces conditions que nous tentons d'obtenir que nos petits prennent un bain. Et il arrive que ces derniers veuillent se soustraire à ce que nous considérons comme une nécessité.

Que faire ?

- Abandonner le bain tous les soirs : C'est une possibilité à prendre très au sérieux. Certains parents attendent une semaine, d'autres vont plus loin. Il m'est arrivé d'attendre 21 jours avant de donner un bain à une de mes filles pour qui se laver était devenu inutile et stressant de surcroit. Croyez-moi il arrive une période dans la vie des jeunes où la salle de bain est inaccessible, ils en ont fait leur lieu de résidence, et on regretterait presque ces moments-là !

- Faire de l'heure du bain un moment de plaisir, et de détente, avec massage, bain moussant, petites bougies à éteindre et à allumer.

- Et si c'était un moment de partage ? Prenez le bain avec votre enfant, jouez ensemble, demandez lui de vous faire un shampooing par exemple.

- Changer l'horaire du bain, nos tensions de fin de journée sont souvent contagieuses.

- Chauffer la salle de bain de manière à ce que votre petit n'ait pas de sensations d'inconfort, au moment du déshabillage, mais aussi en sortant du bain.

- Jouer avec lui à la poupée qui prend son bain, et soyez à l'écoute de ce qui peut se passer. Le jeu peut dénouer bien des situations angoissantes pour les bambins[1].

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Observez-vous. Lorsque vous avez une réaction exagérée à propos d'un sujet, cela signifie que vous avez été blessé enfant dans les mêmes circonstances. Posez-vous les questions suivantes : Comment se déroulaient les repas chez moi ? (par exemple) Ai-je été forcée à manger ? Le travail sur votre propre histoire apaisera profondément votre relation avec votre enfant.

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N'hésitez pas à dire non de façon claire et honnête, avec délicatesse, sans gêner votre enfant ou l'embarrasser publiquement. Après un « non », une déception plus ou moins grande se manifestera. Votre enfant sera triste ou en colère, il aura besoin d'être écouté à ce moment-là. C'est le fait de lui refuser cette écoute qui le blessera, bien plus que le non en lui-même. Respectez les non de vos enfants, ils ont aussi besoin de poser des limites à leurs parents, de leur faire savoir qu'ils existent en tant qu'individu.

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Et...Dites « oui » le plus souvent possible sans culpabiliser. Oui à ses demandes, oui à ses explorations, oui à son être vivant et enthousiaste. L'acceptation produit confiance, sécurité, et une vision positive de la vie.

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Partagez avec d'autres parents au sein de groupe de soutien. C'est un grand soulagement de voir que les autres rencontrent les mêmes difficultés que nous et trouvent des solutions créatives qu'ils sont prêts à partager.

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Avant tout essayez de comprendre ce qui se passe en lui. Un enfant a toujours une excellente raison pour agir comme il le fait (ce qui ne signifie pas que nous devrions le laisser faire quoiqu'il fasse), il ne sait pas qu'il enfreint les règles. Il essaie de trouver des solutions pour lui-même. Ce travail nécessite beaucoup de réflexion, fait appel à notre intelligence et ne peut être remplacé par aucune méthode. C'est un des aspects les plus stimulants de l'art d'être parent.

Catherine Dumonteil Kremer, pour la revue "Grandir Autrement" que je vous recommande chaudement ;-)))

Lire est une activité politique

Lire est une activité politique, au sens où cela permet de prendre parti dans la vie de la cité, dans la chose politique. C’est pour cela que nos gouvernants essaient de censurer, d’appauvrir la lecture afin d’affaiblir l’activité intellectuelle. Pour fabriquer des consommateurs dociles, surtout pas des individus capables de penser par eux-mêmes, de poser des questions intelligentes. C’est contre cela que les lecteurs doivent se battre; car un lecteur est quelqu’un qui, au fur et à mesure qu’il se construit et s’enrichit par ses lectures, devient de plus en plus capable de poser des questions pertinentes. Je pense qu’il existe aujourd’hui une nécessité impérieuse de défendre l’activité intellectuelle et de lui de redonner une place centrale dans nos sociétés. Il faut remettre la bibliothèque, et non la banque, au centre.

Alberto Manguel.

Chroniques, le magazine de la BNF.


Trouvé chez Mum&Wild

Êtes-vous orthorexique ?

Trouvé sur le blog de Mum&Wild


Encore des conneries!!!

décembre 15, 2011

Êtes-vous orthorexique ?

Le trust psychiatrique, dans sa grande prolificité inventive de nouvelles maladies mentales, vient de rendre publique la plus inattendue de son répertoire, déjà pourvu de plus de 270 syndromes : le désordre alimentaire de manger sainement, qu’il a baptisé pour que cela fasse scientifiquement sérieux l’« orthorexie ». Donc, si vous vous appliquez à ne consommer qu’une nourriture saine, vous êtes classé « mentalement malade » et vous avez besoin d’un traitement avec des drogues chimiques dans la gamme des psychotropes afin de vous libérer de cette manie obsessionnelle.

Ne riez pas, le célèbre journal londonien The Guardian écrit ainsi : « les orthorexiques ont des règles rigides concernant la nourriture : refuser de consommer du sucre, du sel, du café, de l’alcool, du blé, du soja, du maïs OGM ou des produits laitiers dénaturés […] n’est que le début de leurs restrictions du régime. Chaque aliment qui a été en contact avec des pesticides ou qui contient des additifs artificiels est également mis de côté ».

Mais avez-vous pensé qu’avec une telle attitude vous risquez d’être gravement carencés en merveilleuses molécules chimiques de synthèse qui ont été spécialement mises au point pour contrôler votre confort psychique… et votre déchéance physique. En outre, rappelez-vous qu’un bien portant est un égoïste qui fait passer son intérêt personnel avant l’intérêt général (précisément des industries pharmaceutiques).

Par ailleurs, les conclusions de nombreuses études convergentes sont formelles : la consommation d’aliments vivants et naturels fait courir le risque d’un élargissement de la conscience mentale et spirituelle, et porte à penser par soi-même ! Avez-vous réfléchi que cela est très lourd à porter et peut vous amener à une insoutenable lucidité qui va vous rendre très malheureux ?

Alors croyez-moi, si vous ne voulez pas être catalogué malade mental, choisissez la sage normalité : mangez industriel, chimique, et gobez tout ce qui se dit à la télé.”

05 novembre 2011 - Michel Dogna

http://www.principes-de-sante.com/article/coups-de-gueule-orthorexie.html

samedi 10 décembre 2011

Petit, je voulais être boulanger

Texte de De Matthieu Stelvio

Petit, je voulais être boulanger, puis facteur, puis berger. On m'a poussé à faire des études. On m'a expliqué que c'était le seul moyen de réussir ma vie, de gagner de l'argent, de m'épanouir dans un métier. J'ai enduré de longues heures, de longues années de cours. Je me suis ennuyé, ennuyé et encore ennuyé sur des dizaines, des centaines, de milliers de chaises.

Et maintenant que j'ai cinq années d'étude en poche, que je travaille - je suis ingénieur, je passe mes journées à concevoir des cuillères en plastique à moindre coût, pour environ 1700 euros par mois - je continue à m'ennuyer, et regrette profondément de n'avoir pas écouté le petit enfant qui voulait élever ses moutons en Ardèche.*

Et autour de moi, lorsque je tends l'oreille, voici ce qui tombe dedans :

  • « J'ai fait cinq ans d'étude, je passe mes journées à faire des additions. Tout ce que j'ai appris ne me sert finalement à rien. »
  • « J'aurais bien fait des études littéraires ou sociales, mais on m'a martelé qu'il n'y avait pas de débouchés. Je me suis fatigué à bosser des matières ennuyeuses pendant des années en espérant que j'aurais un travail solide au bout ; et maintenant que j'ai mon diplôme, j'enchaîne les CDD à temps partiel payés au smic... »
  • « J'en ai marre de tout donner, de partir tous les matins à 7 heures et de rentrer tous les soirs à 20 heures, et de continuer à galérer pour manger des casseroles de pâtes et pour me payer un 20 m2 tout miteux »…

Des agents économiquement productifs ou des ratés

Soumise aux pressions des marchés, l'école, de plus en plus délaissée par l’État, tend à aspirer les enfants dans une machine scolaire infernale, pour ensuite recracher vingt ans plus tard soit des agents économiquement productifs, soit des ratés.

Ainsi, tant qu'un élève aura de bonnes notes, on lui conseillera vivement de suivre la voie royale : seconde générale, première scientifique, option mathématiques, maths sup, etc.

On ne cherchera pas à savoir ce que l'élève veut faire de sa vie. De toute façon, lui-même n'en sait rien, car bien souvent ni l'école ni la vie de tous les jours ne lui donnent les moyens de savoir ce qu'est un métier, ou tout du moins un métier différent de celui de ses parents.

Pour maintenir l'ordre : l'angoisse

En série scientifique, plein de jeunes se battent pour devenir ingénieurs, car on leur dit que c'est le seul moyen d'avoir une situation stable et confortable, mais la grande majorité ne sait même pas expliquer ce qu'est au juste un ingénieur. C'est du formatage : la France veut des ingénieurs, car statistiquement, ils font plus grimper le produit intérieur brut que les agriculteurs ou que les poètes.

On abuse de l'indécision pour les pousser dans des voies qu'ils choisissent rarement en connaissance de cause et qui engagent toute leur vie.

Pour maintenir l'ordre, pour que les élèves filent sagement dans l'entonnoir, on utilise une arme redoutable : l'angoisse. Les télés, les radios, les politiques, les profs, les parents, toute la société dans son ensemble angoisse la jeunesse :

  • « La situation est grave, nous sommes en crise ». Il faut entrer dans la « guerre économique » ;
  • « Les plus faibles sombreront dans le chômage, et finiront à la rue » ;
  • « De toute façon, il n'y a plus d'argent dans les caisses ; et on ne va pas taxer les riches, les spéculateurs et les capitaux, car sinon tout partira à l'étranger… » ;
  • « Tremblez, enfants de la cinquième puissance mondiale : si vous ne voulez pas crever de faim, travaillez, étudiez vos mathématiques, devenez ingénieurs, faites-nous des plans d'avions de chasse et de centrales nucléaires. »

Premières victimes : les enfants des classes modestes

Ce sont généralement les enfants des familles les plus modestes qui sont le plus sensibles à ce stress, à ce chantage, car leur échec ne peut que très difficilement être financièrement amorti par la famille. Et encore moins par un État de moins en moins soucieux des questions d'équité sociale (car ne l'oublions pas : dans un monde où l'on donne des centaines de milliards aux banques, l'équité, ça coûte trop cher).

Pour ces enfants modestes, tout tâtonnement est proscrit, il faut foncer tête baissée dans l'entonnoir. Je n'oublierai jamais ces heures d'angoisse qui précédaient les contrôles de mathématiques – coefficient 9 –, de physique – coefficient 6 –, ces heures à faire et à refaire toujours les mêmes exercices, ces heures où ma place en classe préparatoire, où tout mon avenir se jouait. Ces heures et ces années où l'école abrutit plus qu'elle n'élève.

Le lycée est, pour certains, un véritable enfer dans lequel la moindre mauvaise note est susceptible de faire chuter lourdement une moyenne ; et une mauvaise moyenne dans une discipline clé peut, à son tour, considérablement réduire les chances d'un élève d'être pris en classe préparatoire, BTS, etc.

Avoir de bonnes notes ne suffit pas, il faut aussi être bien classé ; et la compétition commence dès le collège et s'intensifie avec les années d'études. Elle peut devenir terrible lorsqu'il s'agit des concours de médecine ou d'entrée aux grandes écoles. Bien souvent, la soif de la réussite prend le dessus sur le désir d'apprendre.

Matheux = génies, philosophes = inutiles

L'art, la philosophie et la poésie sont des disciplines pleines de sens qui peuvent orienter une vie. Le système scolaire les néglige de plus en plus. L'histoire et la géographie sont désormais en option en terminale S ; disciplines évidemment inutiles pour former, à titre d'exemple, nos futurs ingénieurs nucléaires.

Il me semble qu'assez tôt dans le cursus, les « matheux » sont assimilés à des génies, les économistes à des prophètes, les poètes à des cancres et les philosophes à des choses inutiles. Il serait vraiment triste qu'au lieu d'aider les élèves à donner du sens à leur vie, l'école se contente de les transformer en
machines à calculer.

A force de négliger les aspirations de la jeunesse, la société donne naissance à des générations en souffrance, à des adultes qui doutent de plus en plus du sens de leur travail, et il ne faut pas s'étonner qu'un jour ou l'autre, une génération se réveille subitement pour refuser un monde qu'elle n'a jamais eu l'occasion de choisir.

La force et l'énergie des révoltés, des indignés sont, pour moi et pour beaucoup, une grande espérance.

(De Matthieu Stelvio)

* A propos de l'article: publié sur Rue89 le 15 octobre; 68293 visites le 17 octobre à 22h; 128000 lecteurs le 20 octobre à 13h; 138000 lecteurs le 28 octobre (en moyenne, un article sur Rue89 est ouvert à peu près 15000 fois) -4ème article le plus lu du mois d'Octobre 2011 sur Rue89- ; 173000 lecteurs le 8 décembre. Le texte est également publié sur Sauvons L'Université ( http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?breve1433 ). Publié dans le Journal Universitaire Toulousain Le Lapin Blanc. Lu lors de l'inauguration des Journées d'Orientation et d'Information pour une Économie Solidaire de Lorient, le 14 novembre 2011 ( http://lesjoiesdelorient.org/ ). Rue89 m'a refusé la publication du texte: http://lenvol.over-blog.org/article-le-syndrome-du-jeune-qui-refuse-le-systeme-84330219.html , car la rédaction le trouvait trop général. Je l'ai donc retouché en ajoutant deux paragraphes, en me mettant dans la peau de celui que j'aurais pu être si j'avais suivi le système, si j'étais sagement resté en classe préparatoire. Je ne suis absolument pas ingénieur. Je crois que sur le fond, le fait de dissocier narrateur et auteur ne change absolument rien à mon propos. Rue89 a choisi le titre "Petit, je voulais être boulanger, mais j'étais bon en maths". Ce titre ne me plaît pas tout à fait, car il est provocateur pour ceux qui, petits, voulaient être ingénieurs, mais étaient mauvais en maths. (Si certains sont intéressés, je peux publier en commentaire à cet article le texte original, texte qui a été retouché par Rue89.)

dimanche 23 octobre 2011

Sir Ken Robinson, l'école et la créativité. Le retour...

Dans la suite de sa fameuse présentation de 2006, Sir Ken Robinson plaide pour un apprentissage personnalisé en lieu et place des enseignements standardisés – il s’agit de créer les conditions où les talents naturels des enfants peuvent s'épanouir.

Sir Ken Robinson, l'école et la créativité.

De façon divertissante et profondément émouvante, Sir Ken Robinson préconise la création d'un système d'éducation qui cultiverait la créativité plutôt que la décourager.