jeudi 22 août 2013

Ce blog est il mort ?

Ouais hein on pourrait croire ;) ... MamanCaillou est pas mal occupée avec ses loulous et d'autres projets, et moi ben aussi pas mal occupée entre déménagement il y a quelques mois et envie de profiter de ma vie terrestre et pas virtuelle..

Le plaisir d'écrire n'est pas mort, loin de là, juste qu'il faut faire des choix des fois ! et du coup pour l'instant mon but c'est déjà de garder à bosser chez Culture J car quand même c'est chouette tous ces albums à chroniquer, on en reçoit des petits bijoux et des chefs d'oeuvre ! donc la moindre des fois est de les prendre au sérieux !

Je remet aussi le lien des Vendredis Intellos qui proposent toujours autant de choses intéressantes !

Et enfin je met le lien de mon dernier né (ce post n'est pas pour faire juste de la pub pour ce dernier mais juste déjà pour remettre le pied à l'étrier ici ;) ), qui parle d'un ancêtre de famille qui a été prisonnier pendant la 2e GM et s'est évadé à plusieurs reprises... je retranscrit ses écrits sur ce sujet afin de partager ce moment d'histoire familiale passionnant ! C'est Une histoire de famille : récits d'évasions pendant la 2e guerre mondiale



bises et à très bientôt !

dimanche 17 février 2013

La récidive de la cuisse (de dinde)

Oui, je sais... c'est quoi ce titre pourri ? Et puis bon, c'est pas comme s'il était 2h du mat' aussi ! Bref, justement, faut pas croire, ce titre est murement réfléchit, même après 5 mois d'absence et de non postage...

Parce que ma vie a été plutôt beaucoup chamboulée :

Dans mon dernier post je disais justement qu'on avait eu une belle chance lors de cet incendie dans notre garage fin aout, il faut croire que de taper une frayeur une fois c'était pas suffisant, mais que Dame Nature (Dieu, Destin, truc, machin, etc...) a trouvé assez drôle de nous faire vivre, après l'accident domestique matériel, un accident domestique humain : mon petit cachalot de 1 an 1/2 est tombé contre le poêle à bois fin septembre (celui qui me dit ENCORE qu'on a pas de chance avec le feu ou qui nous conseille de virer les allumette, je lui colle mon colt sous le nez ! ;-) ) et s'est brûlé assez gravement aux deux bras et à la joue droite (du 1er degré intermédiaire au 2e degré profond selon les endroits) .

Résultat des courses : une nuit d’hôpital à Sarrebourg, le visage tout enflé de mon petit d'homme le lendemain matin, transfert à Nancy pour observation et finalement on est restés 12 jours à l’hôpital d'enfants à Nancy, service des brûlés, pour que les brûlures de mon petit père cicatrisent dans les meilleures conditions possibles : à savoir un univers non aseptisé mais propre, donc en chambre en isolement, nous qui devions avoir en permanence masque, gants et blouses pour réduire au max les risques infectieux.

Les observations montrent que son avant bras droit est le plus touché : 2e degré profond ... il en fallait de peu pour qu'on passe au 3e degré, c'est la première zone qui a touché le poêle et donc le plus longtemps en contact le temps (les 2 secondes que a a duré peut être ?). le haut du bras est brûlé mais ça va encore, l'autre bras est touché au niveau de l'intérieur de l'avant bras et de la main (il a tenté de s'écarter du poele en se poussant avec l'autre bras) sont aussi touchés superficiellement même si sa main qui était devenue une cloque unique et énorme était très impressionnante ! Et sa joue est en 2e degré intermédiaire, mais c'est le principal soucis de "notre" chirurgien vu qu'on ne peut pas bander son visage pour protéger la peau des infections, et c'est ce qui justifie l'isolement. (mais à postériori ça aurait juste pas été possible de rentrer chez nous, même avec des bandages, vu la maison, les travaux, les chats,et qu'aussi les changements de pansements sont très très difficile, même avec un gaz calmant, c'est très violent pour lui... pour moi aussi qui a le coeur qui saigne à voir mon petit souffrir comme ça.

Bref, la cicatrisation doit être rapide, sinon c'est la greffe qui plane au dessus de nos têtes, les bandages sont refaits tous les deux jours, et pour aider à la cicatrisation je dois gaver mon fils. Sauf qu'il n'a pas faim car il a peu d'activité dans notre petite chambre de quelques mètres carrés... donc bon, c'est toute la journée à tenter de lui fourguer des protéines sous pleins de formes : fromages, jambon essentiellement ... heureusement qu'il y a ça car la cuisine de l’hôpital d'enfant est une catastrophe ! on ramène du saumon fumé, des gâteaux, des trucs qui lui font envie pour l'inciter à manger... les médecins disent même que s'il prend du poids c'est bien même !

Les journées sont longues, très longues, et moi qui supporte mal l'enfermement en général, là c'est le summum de l'enfermement ! Heureusement on se relaie, mes parents, ma soeur, son papa sont là pour rester quelques heures, une nuit et que moi j'aille prendre l'air un peu !

Les changements de pansement me disent à chaque fois si on se rapproche ou pas de la greffe ou si ça va se faire spontanément... Mais le fait que le chirurgien m'en parle régulièrement, tente d'etre rassurant et que je vois clairement à chaque pansement que même si ça évolue bien sur les zones plus légèrement touchées, ça reste à vif... la peau est bien touchée !

Et effectivement le jeudi, 9 jours après l'accident le chirurgien confirme que le lendemain Siméon va être greffée sous AG, sur l'avant bras qui est touché trop profondement pour cicatriser dans des délais corrects (il vaut mieux greffer que laisser la peau cicatriser sur une longue durée) et sur la joue qui ne veut pas non plus cicatriser totalement : ils prélèvent la peau à l'arrière du crâne, sur une couche extrêmement fine (donc non, il n'aura pas de cheveux qui vont pousser sur les greffes ! ;) ) et tout de suite après ils font la greffe après avoir enlevé les tissus endommagés.

Gros stress pour moi, grosse peur de l'anesthésie... mais tout se passe bien, les infirmières sont adorables à me laisser descendre jusqu'à l'entrée du bloc opératoire avec Siméon endormi en sling (car très fatigué et enervé car à jeun depuis 7h du mat', il était 14h quand on est descendus)... et je récupère mon petit bout tout groggy encore sous morphine vers 18h, un gros bandage sur la tête, une attelle sur le bras pour que rien ne bouge... impressionnant !

Les suites de tout ça : une cicatrisation qui se fait le mieux possible, et ensuite c'est partit pour des mois de vètements de compression : quand une peau a été brûlée et éventuellement greffée, après la cicatrisation elle risque de faire des volumes, des zones dures, etc... donc les vêtements de compression (des trucs qui serrent quoi, genre les bodys de sport de Véronique et Davina, version médicale) sont à mettre quasi en permanence jusqu'à ce que la peau se stabilise et sorte de cette période inflammatoire : ça peut durer entre 6 mois et 2 ans environ, selon les peaux, les brûlures, tout ça.

Maintenant ça fait 5 mois...Le visage de mon ange est tout beau, quelqu'un qui ne sait pas ne devinerait jamais ce qu'il s'est passé, heureusement aucune boursouflure ne s'est formée, c'est chouette. Sur le bras c'est plus compliqué : je pense qu'il aura des cicatrices bien visibles, clairement. après voilà, heureusement ça n'est "que" sur le bras...


Et du coup aussi, cet évenement très dur à digérer a été aussi le coup de grâce de mon couple... ça fait quelques semaines que le papa de mes enfants et moi nous sommes séparés... c'est pas cool, clairement, mais voilà, c'est comme ça, c'est la vie, ça arrive, c'est la fin d'un morceau de vie partagée, il n'y a ni mort ni blessé, on fait les choses au mieux pour nos petits et le reste, adviendra ce que voudra ;-)



bon là je vais vraiment aller me coucher, en espérant que notre ami le marchand de sable n'ait pas zappé sa tournée chez moi parce que là j'en peux plus, entre rhume, mal de tête, toux et tête dans un étau, je veux juste dormir et là je ne saurait pas quoi faire de plus pour m'occuper le temps que le sommeil vienne ENFIN me prendre ! oui parce qu'avant de décider de venir écrire ici j'ai préparé la viande du repas de demain pour l'anniv de mon cachalot, à savoir des cuisses... de dinde ;) !

allez, à +

lundi 3 septembre 2012

Quand la chance nous sourie, et pas qu'un peu !

C'est quand on s'endort un peu plus tard parce que la grande dragonne fait des siennes...

C'est quand des voisins prennent leur café sur leur terrasse avant de rentrer se coucher...

C'est quand ces voisins réagissent aux premières flammes annonciatrices de gros problèmes chez nous...

C'est quand un évenement arrive tôt dans la soirée plutôt que tard dans la nuit...

C'est quand on nous prévient très vite de sortir de notre maison...

C'est quand les pompiers arrivent très très vite car ont été appelés très vite aussi...

C'est quand les pompiers bossent bien et protègent notre maison... même si notre garage est en feu...

C'est quand le lendemain on voit une pièce de l'étage qui avait commencé à brûler...

C'est quand des amis nous ouvrent leur porte généreusement pour nous héberger au milieu de la nuit et ce pour plusieurs jours ...

C'est quand on a une voisine qui nous apporte pleins de bons repas pour nous cocooner quand on en a besoin...





C'est quand la vie nous offre du bonus et fait qu'au lieu de mourir asphixiés ou brûlés vifs, qu'on a encore de longues années de vie devant nous alors que le feu était là, tout près, et qu'on a eu la peur de sa vie, pour soi, aussi, mais surtout pour mes deux petits amours que j'imagine les yeux fermés pour toujours chaque soir, quand je me repasse ce scénario en boucle depuis 5 jours...

On a eu beaucoup de chance, je le réalise chaque jour, et que même si on peut refaire le monde en mieux ou en pire avec des "et si", je n'arrête pas de me dire que si c'était arrivé à 2h du mat au lieu de 22h, que si les voisins avaient bu leur café dans leur salon, j'aurais pas donné cher de leur peau quand je vois l'état de nos combles et comment le feu s'est vite étendu dans la maison, et que rien ou quasi n'est récupérable dans le garage en question, malgré l'intervention rapide des pompiers...


Une fois encore la vie m'offre une belle occasion de l'apprécier au mieux, j'en ai conscience, donc je la remercie de ce cadeau à double tranchant, qui une fois de plus me montre combien tout peu vite basculer, mais qu'aussi c'est les occasions de voir qu'on a une vie bien chanceuse... qu'il faut en prendre soin ...


MamanDragon





jeudi 23 août 2012

Ethique, liberté, eugénisme ?

Ouais, j'y vais fort dans les mots, je sais...

Sans doute parce que lorsque je suis tombée sur cet article dans le nouvel obs ce matin et que Mme Déjantée a proposé cet autre article au cogitage, ça m'a convaincue de me lancer pour cette rentrée des VI en cette fin d'été.

Pourquoi ça m'interpelle ?
Parce que j'ai dû me poser un instant cette question de "quoi faire au cas où ?" lors de ma grossesse de ma dragonne après la fameuse prise de sang des marqueurs sériques et que du coup j'avais pas mal cherché comment fonctionnait cette méthode de calcul d'évaluation des risques d'avoir un enfant trisomique,
parce que comme j'imagine, comme la plupart des parents, je ne rêve pas d'avoir un enfant handicapé mais que je ne rêve pas non plus de faire d'img la joie dans le cœur ...
et aussi, et surtout en fait, parce que ma "meilleure amie" lorsque j'étais en seconde au lycée était atteinte du fameux spina bifida et que je me rappelle qu'elle m'avait dit qu'elle avait conscience que si sa mère était enceinte d'elle aujourd'hui elle ne l'aurait pas gardée car actuellement un bébé découvert atteint du spina bifida durant la grossesse, il est dans la plupart des cas amené à finir effectivement en IMG ("interruption médicale de grossesse" pour les néophytes) et que enceinte, en pensant à cet handicap je me demandais comment je réagirais si j'apprenais que mon bébé en était atteint... en pensant à cette amie handicapée physiquement, mais très jolie et pas du tout handicapée mentalement, et qui avait cette conscience de sa non existence potentielle... bienvenue dans la vraie vie, MamanDragon !

Actuellement les choses sont simples : on attend un bébé, à 18sa on nous
imposepropose vivement de faire la fameuse prise de sang des marqueurs sériques qui définit un risque sur X d'attendre un bébé trisomique (de la 21 hein, pas les autres trisomies). Si le chiffres est en deçà de 1/250, on nous propose
imposede faire une amniocentèse : on pique une aiguille dans la poche amniotique pour prélever du liquide amniotique et pouvoir avoir l'ADN du bébé, carte d'identité de ses gènes et qui diront sur le fameux 21e chromosome est hors normes ou pas. Si tout va  bien, la grossesse se déroule en principe bien sauf (le gros hic) dans 1% des cas où l’amniocentèse déclenche l'accouchement trop prématurément pour que le bébé survive, et si le bébé est détecté trisomique, les parents font le choix de faire une interruption de grossesse ou pas. Cet examen est donc très invasif et risqué... 1% c'est pas négligeable. Or là maintenant un labo (commercial bien entendu) propose un test sanguin sur la future mère qu'on peut faire durant le premier trimestre pour détecter cette trisomie potentielle ou pas. Génial ! pas besoin de se trouer la peau, pas de risque de perdre un bébé en bonne santé, nickel !
En cas de risque tenu pour être élevé (égal ou supérieur à 1/250e) une amniocentèse est proposée afin de porter ou non le diagnostic de trisomie. Selon l’Agence de la biomédecine,  plus de 55.500 femmes ont en 2010 accepté de subir cet examen (qui est associé à un risque de fausse couche de 1% en moyenne avec des variations importantes selon les équipes). Un diagnostic de trisomie 21 a pu être confirmé dans près de 2.000 cas. Et dans près de 95%, des femmes demandent une interruption médicale de grossesse (IMG) qui leur est systématiquement accordée. (article de Slave)
Sauf que... sauf que d'une part le test est très cher (1150€ pièce en Allemagne pour l'instant quand même), que la question de le proposer uniquement aux grossesses à risques ou pas se pose, que la question du remboursement ou pas se pose aussi...Et en cherchant sur le site du laboratoire en question, je découvre dans le tract rédigé à l'attention des femmes enceintes qui feraient ce test qu'il n'est en fait présenté comme efficace "que" à 95% ... alors que l'observation échographique, faite par un échographiste professionnel (il y a, selon mes souvenirs lors de ma seconde grossesse où nous avions du coup refusé l'amniocentèse par peur de perdre le bébé, au bénéfice de l'échographie avec un professionnel au CMCO de Strasbourg) propose pas moins de 254 éléments (environ...) d'observation conséquents (problèmes souvent cardiaques et rénaux dans le cas de la T21) pouvant donner des indications sur la possibilité d'une trisomie 21 (sans parler de la détection d'autres problèmes divers vu que le bébé est regardé en long et en large durant cette écho).
Alors que le test proposé par Lifecodexx, certes donne la possibilité de faire une IVG très tôt dans la grossesse et non une IMG à 20sa environ si on la fait suite au pack tritest/amnio. Mais avec quelles conséquences sur les conditions dans lesquelles tout cela se passe ?

Et qu'on se demande à quoi ça mènerait un tel test, appliqué de manière généralisée ? la disparition totale des personnes handicapées atteintes de la trisomie 21 ?
Du coup, la question éthique se pose. Car si les parents ne rêvent pas d'avoir un enfant handicapé, d'une part les personnes trisomiques n'ont elles pas un droit à la vie malgré leur handicap ? et que la trisomie n'est pas la seule maladie génétique non plus... même si les personnes trisomiques 21 n'existent plus (arf, c'est assez horrible non ?), les parents auront quand même des enfants handicapés tout de même. Bref, la question est complexe je trouve.
Car je ne saurais plus dire où j'avais lu ça mais que la nature, si on se "débarrasse" d'un problème de santé, nous en balance de nouveaux... et que MA grosse question est de l'ordre de la vie de chacun : une société de moins en moins adaptée à chacun avec ses particularités, du coup ça leur rendra la vie de plus en plus difficile, non ? alors que ça ne serait pas mieux de faire à ce que le monde soit adapté à chacun, que chacun, jeune, vieux, handicapé physique, mental, ait sa place dans la société ? alors je suis sans doute naïve, mais je trouve ça triste en soit. Car derrière chaque "handicapé", c'est justement pas "un handicapé" mais "une personne handicapée", avec son cœur, ses émotions, ses bonheurs et ses tristesses... Et si demain on trouve un test qui détecte les possibilité d'être aveugle à 30 ans, sourd à 15, de mourir d'un cancer à 10 ans, etc... finalement pour s'épargner d'aimer son enfant pendant 10 ans et le voir mourir d'un cancer, autant faire une IMG pendant la grossesse pour s'épargner la souffrance de perdre un enfant et lui épargner la souffrance de vivre la maladie non ? 

Je trouve que c'est l'ouverture sur un monde obscure et dont on ne maîtrise rien, comme un vélo qui a les freins qui claquent en pleine descente et qui ne sait plus s'arrêter. ça me fait vraiment peur.

Par ailleurs, dans le cas de ce nouveau test sanguin, la Fédération Internationale du Syndrome de Down (nom médical de la T21) a engagé une action devant la Cour européenne des droits de l'homme au non du droit à la vie des personnes handicapées et trisomiques.
Et à côté de ça, la fameuse affaire Perruche qui a créé le "préjudice d'être né", offrant une jurisprudence très dérangeante dans ses conséquences sur la fameuse question des assurances pour les échographistes, gynéco et sages femmes pratiquant les AAD (accouchements à domicile).
Du coup on se retrouve quand même devant une situation potentiellement dramatique : des parents qui choisissent de garder leur enfant, malgré tous les tests disponibles, peuvent ils se retrouver 20 ans plus tard au tribunal face à leur enfant, trisomique, pour le "préjudice d'être né" ? et s'ils ne gardent pas cet enfant, peuvent ils être poursuivit ensuite au non du droit à la vie non respecté ? C'est fou non ? Je précise que je ne juge personne, je ne sais pas aujourd'hui comment je réagirais dans cette situation, je n'en sais rien, mais que éthiquement ça m'interpelle très fort.

Et la fameuse question des assurances (et oui, derrière tout ça il y a des problèmes d'argent, d'assurances qui ne voudront pas payer les frais médicaux donc va se retourner contre une autre assurance (du médecin, etc...) pour que l'autre assurance paye) se présente, et on se demande avec justesse à quelle point elles influent sur ces choix : si demain je choisis de garder, contre la plupart des habitudes sociétales, un enfant trisomique, malgré toutes les possibilités de le savoir durant la grossesse, mon assurance peut être un jour refuser de payer ses frais médicaux liés à sa santé ? La question de pose... Là, aujourd'hui, on ne sait pas, mais dans quelques années ça ne serait pas étonnant qu'on en arrive à de telles extrémités ?
«Sommes-nous ici face à un choix de société, des parents, de la famille ou des assurances?» demande, sans répondre, le Dr Arianne Giacobino, spécialiste de génétique et responsable des consultations cliniques aux Hôpitaux universitaires de Genève. Selon elle, il ne fait aucun doute que ce test soulève la question d’une diminution du nombre des naissances d’enfants trisomiques. (article de Slave)

D'ailleurs, le grand ponte de la gynécologie Strasbourgeoise, Israel Nisand s'est déjà exprimé de manière assez forte sur le sujet de l'IMG justement et ses limites en question d’éthique et dans cet article parle surtout de l'état de la véritable liberté des parents de garder, s'ils le souhaitent, un bébé handicapé, la pression étant tellement lourde (et les démarches présentées tellement comme quelque chose de fluide et sans objection possible) .
Pour sa part  le Pr Israël Nisand (CHU de Strasbourg), s'oppose farouchement à une ouverture au plus grand nombre, même sans remboursement de la Sécurité sociale. «Il n'y a pas de liberté absolue dans le domaine du dépistage prénatal, mais une politique nationale qui s'impose à tous, dit-il. Il n'est pas question de céder à une forme de pression induite par les laboratoires.» (article slave)

De la même manière, l'article de l'obs insiste plus sur la véritable liberté de disposer de son corps pour la femme qui atteint un enfant... Car aujourd'hui, il est effectivement difficile d'être parent d'un enfant handicapé ; et je ne parle pas en terme d'émotionnel, mais juste du côté organisationnel, car un parent utile est un parent qui a un travail salarié, pas qui reste à la maison à s'occuper de son enfant handicapé/malade, et que financièrement il n'est pas évident pour ces parents de subvenir à leur besoins de manière correcte tout en cherchant à proposer le mieux à cet enfant qui a plus de besoins qu'un autre). Sans parler du regard des autres, des peurs que le handicap provoque... et si nous voyons de moins en moins de personnes handicapées, ces peurs ne risquent pas de se calmer. la méconnaissance créé la peur et la méfiance, et ça n'a rien de bon. Je ne suis pas à souhaiter que chacun vive un handicap, mais je me pose vraiment cette question sur le chemin que nous prenons d'un point de vue sociétal, encore une fois, ça me fait très peur sur les suites de tout ça.



Et la conclusion de l'article du nouvel obs me parle très fort, car elle décline vraiment le fond de ma pensée : on peut choisir d'attendre un bébé, mais il doit quand même rentrer dans le moule de la société en tant que collectivité... et ce truc de nivelage de tous pareils, tous identiques, sans défaut, 100% pur jus de parfaiterie, ça somme un peu comme certains rêves extrémistes de société idéales de personnes pas tout à fait bien dans leur tête à une autre époque... mais je me dis que sans en avoir l'air, on peut vite venir à des situations proches sans s'en rendre bien compte... lorsque les choses sont tellement présentées pour le bien collectif  :
De la difficulté à concevoir l’avortement comme un droit des femmes sur leur corps en passant par le refus d’instaurer, en France, des maisons de naissance non médicalisées pour permettre des accouchements physiologiques, la grossesse est davantage pensée comme un enjeu de santé publique que comme la traduction d’un droit reproductif[1]. D’ailleurs, le droit français n’utilise même pas cette expression…


MamanDragon



(edit : suite à un commentaire, j'ai cherché et effectivement je précise que le triple test (le test sanguin actuel) sert à détecter la trisomie 21, 18, le spina bifida, l'anécephalie et déficiences de la paroie abdominale. Ceci en détectant le dosage de l'alpha foetoproteine. Merci, anonyme pour ces précisions :D )

jeudi 5 juillet 2012

écrire ailleurs d'un sujet qui me tient à coeur...

En attendant de retrouver un rythme de vie un peu plus calme, même si mon boulot est finit, j'ai pas mal de trucs à faire en ce moment :

Entre autres :
-préparer la rentrée de ma dragonne avec mes questions sur l'ief (qui n'en est pas encore à 3 ans)
-aller en vacances chez des copines mamunistes histoire d'aller agresser des biberonneuses ailleurs que dans ma région ;-)

-préparer le blog ou le site d'une association de maternage dont je fais partie (des membres fondateurs svp ! ;) )

-répondre à mes questions existencielles sur mes envies de bosser ou pas, m'engager plus dans le milieu associatif, et réfléchir sur mes voeux pro en général.

-témoigner encore et toujours sur le deuil périnatal : non pas que je ne pense qu'à ça mais ça fait partie des choses qui m'importent fort, car plus on en parle, plus les gens en face sauront ne pas être maladroits face à un parent concerné... si ça peut soulager un tant soi peu quelqu'un, au moins moi ça me fait du bien aussi vis à vis de mon histoire avec Erwann, ça fait partie de mon cheminement de deuil... Pour le coup j'y pensais depuis quelques mois, je potassais le texte depuis un mois et c'est ce matin que je l'ai envoyé à Stadire du Babyblog, elle a eu la gentillesse non seulement de le publier cet après midi dans la foulée, mais en plus de le liker mon blog aussi alors que j'avais proposé en disant clairement que c'était largement optionnel et pas le but de mon message, même si, bien entendu,ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet peuvent fouiller dans mes messages histoire de voir mes autres écrits sur le sujet : c'est par ici que ça se passe : Redacteur-invite-perdre-son-enfant-a-la-naissance. Merci encore, Stadire !

-et sur la même thématique, avec une amie nous créons une antenne associative de l'association Nos Tout Petits d'Alsace à Sarrebourg. Notre but : proposer un lieu de rencontre pour que les parents concernés puissent parler, partager sur ce sujet. Le truc bien est que ça se passe dans un cadre très formel et organisé, chapeauté par des professionnels. Nous nous sommes formés à la gestion de groupes de parole dans ce cadre particulier, et même si la première année nous serons surtout des "parents témoins", nous somme sur une voie très enrichissante pour offrir ce que nous même avons reçu pour avancer et revenir à la vie. J'en parlerai sans doute plus longtemps plus tard. Là ça se concrétise, au bout de presque deux ans après la première évocation, ça fait quelque chose. Officiellement nous commencerons sans doute en septembre au centre socio culturel de Sarrebourg, nous sommes impatientes !


Bref, en gros ça fait un paquet de trucs, mais j'ai aussi prévu de bricoler à la maison, et de réécrire régulièrement aussi !

ouais ouais !


bonne journée !




jeudi 21 juin 2012

La communication chez les VI {mini-debrief}

Où l'on parle de communication, d'handicap, de pleurs et de parentalité : c'est pas ici que ça se passe : http://lesvendredisintellos.com/2012/06/21/on-fait-comment-quand-on-parle-pas-mini-debrief/


(et promis, je reviens très bientôt, car je finis mon taf demain !!! :D )